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22.04.2007

CIGUATERA SUITE

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Le traitement

Le traitement de la ciguatera reste actuellement symptomatique (vitamines, aspirine, calcium, éventuellement antihistaminiques). Le mannitol, par voie intraveineuse, est un traitement possible pour les cas graves sous surveillance clinique.
De nombreuses personnes ont recours à la médecine traditionnelle. Des études ethnobotaniques réalisées par l'ORSTOM ont permis d'établir une liste de plus de 80 plantes utilisées dans la préparation de ces remèdes. Ce nombre important de plantes est à mettre en relation avec les nombreux symptômes provoqués par cette intoxication. Un test utilisant la souris intoxiquée par du foie de murène a aussi été mis au point dans cet Institut afin de vérifier l'efficacité réelle de ces préparations mais aussi de déterminer la toxicité ou l'innocuité des extraits de plantes utilisées. Deux plantes ont montré un effet bénéfique ; il s'agit du faux tabac (Argusia argentea), bien connu des calédoniens. et du faux poivrier (Schinus ierebenthifolius). Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer l'intérêt de ces plantes dans le traitement de la ciguatera

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Mais d'où proviennent ces toxines ?

C'est en 1977 que l'équipe de R. Bagnis de l'Institut Louis Malardé de Papeete (http://www.ilm.pf/ ) à Tahiti découvrit l'agent responsable de la ciguatera dans les Iles Gambier, alors atteinte d'une formidable flambée de toxicité ; il s'agit d'une algue unicellulaire benthique. Gambierdiscus toxicus (figure 3).
Cette microalgue est ingérée par les poisson, herbivores lorsqu'ils broutent les algues qui lui servent de support. Par bioaccumulation le long de la chaîne alimentaire, les toxines initialement produites par la microalgue, vont se concentrer dans les poissons pour atteindre dans les plus âgés des taux susceptible d'intoxiquer les consommateurs.

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Tous les grands poissons des récifs coralliens sont donc susceptible, d'être toxiques et plus particulièrement les poissons carnivores en bout de chaîne alimentaire (barracuda, loche, gueule rouge, anglais, carangue, murène, requin, etc ...).
Dans les régions hautement toxiques, les poissons de bas de chaîne alimentaire peuvent être aussi dangereux (perroquets ou chirurgiens). Les poissons du large (thon, tazar du large , ...) ou de profondeur (vivaneaux, ...) ne sont pas ciguatériques.
En Nouvelle-Calédonie, les poissons les plus dangereux semblent être les carnivores. A l'inverse, à Tahiti, ce sont les poissons chirurgiens et les mulets qui sont incriminés dans plus de la moitié des cas des intoxications. La ciguatera, phénomène évolutif dans le temps et dans l'espace.
L'environnement a une importance considérable dans les flambées ciguatériques. La microalgue est une espèce peu mobile, qui, dans un environnement riche en coraux vivants, existe en faible densité sans porter à conséquence sur la toxicité des poissons. En revanche, en cas de formation de grandes surfaces de coraux morts, il va y avoir installation de gazons mixtes (algues filamenteuses et calcaires, algues unicellulaires, macroalgues) qui vont devenir des supports privilégiés de microalgues toxiques.
Ainsi, toutes perturbations entraînant la formation de substrats dénudés risquent d'entraîner une prolifération en masse des Gambierdiscus toxicus, et en conséquence de provoquer une flambée ciguatérique. Ces perturbations peuvent être naturelles (tsunamis, cyclones, séismes, volcanismes sous-marins, ...) mais aussi artificielles (agressions de l'homme pour l'aménagement du littoral, la construction de digues ou de wharfs, le creusement d'un chenal,...).
La ciguatera peut être ainsi très localisée, à une portion de récif, à une passe, autour d'un bateau échoué. Précautions essentielles Afin de minimiser les risques d'intoxication, il convient d'observer les quelques précautions suivantes Evitez de manger les espèces de poissons qui sont localement réputées être empoisonnées (anglais, murène, dorade, barbillon., carangue, loche, etc...) ; renseignez-vous auprès des pécheurs coutumiers du lieu de pêche ;
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Soyez prudent avec les poissons de récif de grande taille (supérieur à 10 kg), sélectionnez les petits poissons de chaque espèce ; la toxicité est souvent proportionnelle à la raille ; II est recommandé de bien vider les poissons, ne mangez pas la tête, les œufs, les viscères de poissons coralliens (foie en particulier) qui sont plus toxiques que les filets ; Ne croyez pas que la congélation, la cuisson, le fumage, ou qu'un mode de préparation ou d'assaisonnement puissent éliminer la toxicité ; Ne vous fiez pas aux mouches, fourmis ou pièces d'argent pour déceler un poisson " gratteux ", ces techniques ont trompé beaucoup de monde. Le chat, malheureusement pour lui, est plus sensible que l'homme ; Après une première intoxication, évitez au moins pendant un mois de consommer du poisson ou autres fruits de la mer quels qu'ils soient ; évitez aussi les boissons alcoolisées ; Attention aux régions réputées indemnes de ciguatera ; elles peuvent être l'objet d'une flambée de microalgues et devenir potentiellement dangereuses (l'inverse est vrai aussi) ; Il n'y a pas de saisons pour la gratte (flamboyants en fleur ou "corail en fleurs"); à tout moment, vous pouvez pêcher et consommer un poisson contenant un taux de toxine suffisant pour vous empoisonner. La période d'octobre à décembre durant laquelle les flamboyants sont en fleur est le début de la saison chaude, période ou les gens retournent à la pêche et consomment plus de poisson ; elle coïncide aussi avec la frai du poisson qui est plus propice à la pêche.
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Commentaires

Je suppose qu'ils t'ont augmenter la pension de retraité si tu as mangé de tout ça et si tu t'es fait piquer par toutes ces bestioles .
Fais gaffe , parce qu' avec la pollution et le réchauffement planétaire, tous ces chicouncougnas débarquent chez nous . Il y a déjà des moustique tigres sur le bord méditerranéen .
Personnellement , j'ai encore des traces d' une fièvre dite ''méditerranéenne" d'il y a plus de dix ans . J' avais été piqué par une bestiole, mutante chez nous , importée par un martinet .

Tiens , ça va m'aider pour mon choix si Alba me force à aller voter . Je vais lire ce qu'en dit Voynet ...

Ecrit par : Daniel | 22.04.2007

Ia ora na,

Merci pour ces infos. Parfois je me demande comment mon papa sait qu'il ne faut pas manger ce poisson parce qu'il a été pêché ici et là, bref un vrai scientifique hi hi hi!!

Merci aussi pour le lien, et pour te remercier je viens d'ouvrir un billet à propos de ton site ;-)

Bisous
Nana
@+

Ecrit par : Quick | 22.11.2007

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